Cell Phone, quel gâchis !

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Je pleurs encore du film que j'ai vu hier, tranquille-Émile dans mon salon. Cell Phone
Cell Phone est inspiré du roman Cellulaire de Stephen King. Je suis archi fan de Stephen King mais j'avoue, celui-ci, je ne l'ai pas lu, soit. Je ne m'attendais pas à monts et merveilles car à quelques exceptions près (Secret Window ?), les oeuvres du maître de l'horreur ne cassent pas trois pattes à un canard sur grand écran. Mais là, franchement, il y avait matière à nous en mettre plein les mirettes avec un film de zombie nouvelle génération alors clairement : je suis déçue.

L'histoire s'ouvre sur Clay Ridell, le héros. Il est interprété par le délicieux John Cusack que tu as surement vu dans plein de choses dont Chambre 1408, un autre film inspiré par Stephen King (que j'ai adoré cette fois) ou encore dans l'apocalyptique 2012. Clay est à l'aéroport de Boston quand toutes les personnes en communication sur leur portable commencent à baver, à être prises de convulsion et à s'entretuer. Non, je ne te spoile pas : c'est le synopsis. Les téléphoneurs (comme ils disent dans la VF, LOL) se transforment en zombies.


Tu t'en doutes, Clay arrive à se sauver sans se faire bouffer et n'a qu'une idée en tête (sinon celle de survivre) : retrouver son fils et sa femme. L'histoire se tient, on y croit et après Romero, ça fait du bien de voir le zombie revisité à l'écran. Vraiment. Le casting envoie du pâté avec Samuel L. Jackson et la très jolie Isabelle Fuhrman (dont la frimousse te dit peut-être quelque chose : elle a joué Esther dans... Esther. Ouais, rien que ça !) et on retrouve l'ambiance des romans de Stephen. Les personnages sont crédibles dès les premières minutes et on attend, comme dans les livres du maître, de connaître leur histoire à chacun. Sauf que là, on n'a pas le temps.

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Paré pour une heure trente de tête dans le guidon ? C'est de ça dont il est question, comme si Tod Williams (le réalisateur) n'avait qu'une idée en tête : en finir au plus vite pour passer à autre chose. Tout va trop vite. Du coup, on n'a pas le temps de s'attacher aux personnages ou de faire nos propres déductions. Je me répète, mais quel gâchis ! 

Comme je pense que ce film n'est pas non plus nul à éliminer sur le champ, je te conseille de le voir, ça fait quand même du bien du zombie moderne ! La Nuit des morts-vivants commence à sentir le rance si tu veux mon avis et j'ai envie d'une nouvelle vague de bouffeurs de chair humaine. Mais voilà, non seulement le film court à une vitesse folle mais en plus, la fin laisse un goût âcre. Un sentiment de "tout ça pour ça ?" désagréable. 
J'ai lu que la chute du roman n'avait pas trop plu aux lecteurs et que Stephen King en avait donc proposé une autre pour le film... OK. Je demande quand même à lire parce que la fin du film est un peu WTF. J'ai encore les crocs et pour être honnête,  j'ai hâte de lire le livre pour mieux comprendre cette attaque via WI-FI.

Bref, Tod Williams avait toutes les clés pour réussir cette adaptation mais il a préféré nous pondre un truc bâclé. Quel dommage !

With love,

Billy D.

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